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Article de blog

Yémen : questions sur un dispositif de secours

La situation au Yémen est souvent présentée comme « la pire catastrophe humanitaire au monde  », longtemps ignorée par les médias et pour laquelle le besoin d’aide serait vital pour la survie de quasiment tout un pays. Sont ainsi évoqués en soutien de cette argumentation épidémies de choléra, famine et destructions. Il est en fait impossible de connaitre avec précision la situation des quelques 25 à 30 millions d’habitants du pays. Il n’est pas plus aisé de savoir ce qui est fait au Yémen en matière d’aide, alors que les financements y sont très importants. S’alertant de ces diagnostics que ses équipes de terrain relativisent sur certains points, Médecins Sans Frontières a entamé un travail destiné, en s’appuyant sur une démarche quantitative et qualitative, à mieux comprendre ce terrain d’action. Issues d’une revue des documents produits par les organismes d’aide complétée d’une série d’entretiens auprès d’acteurs de l’aide au Yémen, en particulier en zone houthi, les conclusions qui en ressortent sont de plusieurs ordres.  

RT @soniarolley: #RDC #Ebola : Dps plus d’un an, 5 essais cliniques ont été lancés en RDC à la faveur de l’épidémie d’Ebola: traitements et…
RT @prioritesante: A 9h10 TU sur @RFI, partez à la rencontre du Dr Rony Brauman, Directeur de recherche à la fondation @MSF_france. Diplômé…
Food distribution in Borno state
Article de blog

Borno, Nigeria : un regard critique sur nos opérations

En 2016, la direction des opérations de MSF a souhaité réaliser une revue critique des opérations conduites par l’association dans l’Etat du Borno, au nord-est du Nigéria, entre 2015 et 2016. En réponse, Judith Soussan et Fabrice Weissman du CRASH ont produit, avec le soutien d’Epicentre – le centre d’épidémiologie de MSF – un récit détaillé retraçant la façon dont les équipes de terrain, de capitale et du siège ont analysé la situation, les objectifs qu’elles se sont donnés, les actions qu’elles ont entreprises, les obstacles qu’elles ont rencontrés et les résultats qu’elles ont obtenus. Dans le cadre de ce travail, les directeurs et les cadres opérationnels s’interrogent sur leurs propres pratiques : ont-ils fait preuve d’une mobilisation tardive face à la situation catastrophique des camps de déplacés en zone rurale et à la périphérie de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, en 2016 – et si oui, pourquoi ? Que penser a posteriori des choix opérationnels et de l’efficacité des stratégies d’intervention adoptées ? Au-delà de cette mission, que nous apprend cette histoire sur le fonctionnement de MSF et les façons de travailler des équipes ? Entretien avec Isabelle Defourny, directrice des opérations à MSF-OCP, rédigé par Elba Rahmouni.

Gumuruk, Jonglei State
Article

A quoi sert le droit humanitaire ?

A entendre des porte-parole d’organismes humanitaires, les normes et principes qui fondent leur action sont battus en brèche depuis la fin de la Guerre froide, ce recul mettant en danger les équipes humanitaires et les opérations qu’elles conduisent. Il s’agit de s’interroger sur la pertinence de campagnes et de discours publics visant à réhabiliter le DIH, supposément mieux appliqué dans le passé et dont la promotion deviendrait, au vu des évolutions des conflits armés, un enjeu important de l’action humanitaire contemporaine. C’est donc à une réflexion sur la fonction politique du DIH, éclairée par son histoire, ainsi que par les attentes qu’on peut placer en lui, qu’est consacré cet article.

Yemen, Hodeidah, 1 May 2019 - on the road to Sanaa
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Yémen : questions sur un dispositif de secours

La situation au Yémen est souvent présentée comme « la pire catastrophe humanitaire au monde  », longtemps ignorée par les médias et pour laquelle le besoin d’aide serait vital pour la survie de quasiment tout un pays. Sont ainsi évoqués en soutien de cette argumentation épidémies de choléra, famine et destructions. Il est en fait impossible de connaitre avec précision la situation des quelques 25 à 30 millions d’habitants du pays. Il n’est pas plus aisé de savoir ce qui est fait au Yémen en matière d’aide, alors que les financements y sont très importants. S’alertant de ces diagnostics que ses équipes de terrain relativisent sur certains points, Médecins Sans Frontières a entamé un travail destiné, en s’appuyant sur une démarche quantitative et qualitative, à mieux comprendre ce terrain d’action. Issues d’une revue des documents produits par les organismes d’aide complétée d’une série d’entretiens auprès d’acteurs de l’aide au Yémen, en particulier en zone houthi, les conclusions qui en ressortent sont de plusieurs ordres.  

Inside MSF's hospital in Qayyarah, Iraq
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Débat entre Bernard Kouchner et Rony Brauman

Bernard Kouchner est l’un des fondateurs de Médecins Sans Frontières puis de Médecins du monde. Rony Brauman est actuellement directeur d’études au CRASH, il a été président de Médecins Sans Frontières de 1982 à 1994. Dans ce débat, ils discutent les notions de droit d’ingérence, de droit humanitaire international et de sécurité mondiale. Ce débat, qui a eu lieu le 19 juin 2019 au Palais Bourbon, a été organisé par Daniel Lagot, président de l’ADIF et l’association PUGWASH, avec le soutien de PANGEE ONG. 

RENCONTRES
& DÉBATS

Patents kill patients
Débat

Les 20 ans de la CAME

Jean-Hervé Bradol
Andrea Bussotti

Pour lutter contre les obstacles politiques, économiques et juridiques entravant l’accès des patients à des traitements essentiels à leur survie, MSF a créé en 1999 la Campagne pour l’Accès aux Médicaments Essentiels, la CAME. Dans ces vidéos, Jean-Hervé Bradol, médecin et directeur d’études au CRASH, répond aux questions d’Andrea Bussotti (Responsable de la communication opérationnelle MSF-France). A l’aune du contexte historique de la CAME des origines, il analyse l'environnement médico-opérationnel de la Campagne aujourd’hui et se pose la question de ses objectifs. 

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Publications

Gumuruk, Jonglei State
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A quoi sert le droit humanitaire ?

A entendre des porte-parole d’organismes humanitaires, les normes et principes qui fondent leur action sont battus en brèche depuis la fin de la Guerre froide, ce recul mettant en danger les équipes humanitaires et les opérations qu’elles conduisent. Il s’agit de s’interroger sur la pertinence de campagnes et de discours publics visant à réhabiliter le DIH, supposément mieux appliqué dans le passé et dont la promotion deviendrait, au vu des évolutions des conflits armés, un enjeu important de l’action humanitaire contemporaine. C’est donc à une réflexion sur la fonction politique du DIH, éclairée par son histoire, ainsi que par les attentes qu’on peut placer en lui, qu’est consacré cet article.

Condition of migrants in Paris
Article

Médecins Sans Frontières-France : les tensions liées aux projets « Migrations »

A l’été 2015, la section française de Médecins Sans Frontières a démarré des projets d’aide à destination des populations migrantes en Grèce et en France. Le lancement de ces opérations a été l’occasion de vives discussions au sein de l’association, tant en termes de positionnement public (comment justifier une intervention dans un pays riche et ne pas s’égarer en terrain ‘politique’ ?), que de révision de nos modes opératoires, sachant que les besoins premiers des migrants n’étaient pas d’abord médicaux. Certains rappelaient alors les pratiques militantes de l’association dans les années 1990 parfois considérées comme des dérives. En retraçant l’histoire de la Mission France, Michaël Neuman s’attache à comprendre, au sujet de la question migratoire, l’articulation complexe entre contraintes opérationnelles, positionnement politique et pratiques militantes.