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Rony Brauman

Rony Brauman
MSF-Crash

Médecin, diplômé de médecine tropicale et épidémiologie. Engagé dans l'action humanitaire depuis 1977, il a effectué de nombreuses missions, principalement dans le contexte de déplacements de populations et de conflits armés. Président de Médecins Sans Frontières de 1982 à 1994, il enseigne au Humanitarian and Conflict Response Institute (HCRI) et il est chroniqueur à Alternatives Economiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles, dont "Guerre humanitaires ? Mensonges et Intox" (Textuel, 2018),"La Médecine Humanitaire" (PUF, 2010), "Penser dans l'urgence" (Editions du Seuil, 2006) et "Utopies Sanitaires" (Editions Le Pommier, 2000).

Types
MSF starts COVID-19 coronavirus activities in France
Parution presse

« La métaphore de la guerre sert à disqualifier tout débat »

Dans cet entretien paru dans L'Obs le 27 mars, Rony Brauman approuve les mesures de confinement, mais dénonce la réduction des capacités des hôpitaux et la rhétorique martiale du chef de l’Etat : « Qualifier les soignants de “héros”, c’est gommer les raisons de la crise sanitaire. »

 

Raqqa
Parution presse

Le droit humanitaire légitime-t-il les guerres ?

Le 8 mars 2020, le FIFDH Genève organisait un débat entre Rony Brauman, Annyssa Bellal, conseillère stratégique sur le droit humanitaire international et Amani Ballour, pédiatre ayant passé cinq ans dans un hôpital souterrain en Syrie et protagoniste du film The Cave, pour tenter de répondre à la question suivante : "Le droit international humanitaire légitime-t-il les guerres ?". 

Rony Brauman FIFDH
Parution presse

Rony Brauman sur l'épidémie de Conoravirus

Rony Brauman répond, dans cette courte vidéo du FIFDH, à différentes questions relatives à l'épidémie de Coronavirus. Après avoir apporté son expertise sur la contagion et la létalité du virus ou sur les conséquences indirectes d'une épidémie, il met en avant l'importance du financement de la recherche et le caractère fondamental de la confiance de la population envers les pouvoirs publics. 

Sanitation activities in urban slum, Haiti
Article de blog

A propos de « Choléra, Haïti, 2010-2018, Histoire d’un désastre » de Renaud Piarroux

L’épidémie de choléra qui éclata en octobre 2010 à Haïti compte parmi les plus meurtrières de l’époque contemporaine, avec 800 000 malades et au moins 10 000 morts. Ajoutons d’emblée qu’il s’agit là du bilan officiel. Le bilan réel, bien plus élevé comme l’attestent plusieurs enquêtes de mortalité rétrospective, ne pouvant être énoncé qu’en ordre de grandeur (à savoir plusieurs dizaines de milliers de morts).

Ce livre relate huit années de combat mené sur deux fronts dont il montre qu’ils sont étroitement liés : le terrain, avec la mise en place de mesures de prévention et de soins ; le débat scientifique, sous forme d’une mise en pièces de la théorie environnementale dominante concernant l'origine de l'épidémie.

The shared MSF / ICRC helicopter exchanging passengers in Gumuruk. In the rainy season helicopter is the only reliable way to move around Pibor County in South Sudan.
Article

A quoi sert le droit humanitaire ?

A entendre des porte-parole d’organismes humanitaires, les normes et principes qui fondent leur action sont battus en brèche depuis la fin de la Guerre froide, ce recul mettant en danger les équipes humanitaires et les opérations qu’elles conduisent. Il s’agit de s’interroger sur la pertinence de campagnes et de discours publics visant à réhabiliter le DIH, supposément mieux appliqué dans le passé et dont la promotion deviendrait, au vu des évolutions des conflits armés, un enjeu important de l’action humanitaire contemporaine. C’est donc à une réflexion sur la fonction politique du DIH, éclairée par son histoire, ainsi que par les attentes qu’on peut placer en lui, qu’est consacré cet article.

Bourbon Argos: Search and Rescue Operations October 2016
Tribune

La raison humanitaire n’est pas la raison politique

Les associations humanitaires venant au secours des migrants en Méditerranée sont priées de les regarder se noyer, ou bien de les remettre à des trafiquants et tortionnaires. On ne compte plus les déclarations politiques, sondages, éditoriaux manifestant le durcissement général vis-à-vis des migrants africains et faisant des ONG de secours les complices objectifs des « passeurs». Ceux-ci organiseraient, a-t-on entendu, le départ des candidats à la migration en fonction de la présence des navires de secours, faisant des humanitaires les relais plus ou moins conscients d’une entreprise criminelle.