A / A / A

Les catastrophes naturelles vues de l’intérieur

Sandrine
Revet

Chargée de recherche, Centre de Recherches Internationales (CERI), Sciences Po

Sandrine Revet a obtenu un doctorat en anthropologie à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique latine (IHEAL) en 2006.
Sa thèse sur les dynamiques sociales, politiques et culturelles qui ont vu le jour à l’occasion d’une catastrophe naturelle au Venezuela en 1999 a été publiée en 2007 aux Presses de la Sorbonne Nouvelle sous le titre "Anthropologie d’une catastrophe. Les coulées de boue de 1999 au Venezuela". Elle rejoint le CERI en 2009.
En 2010, elle participe à une conférence du Crash intitulée "Les catastrophes naturelles vues de l'intérieur". Elle est membre du comité de rédaction des revues Cahiers des Amériques latines et Critique internationale et du comité éditorial des revues Papeles del CEIC (Universidad del Pais Vasco, Bilbao) et Disaster Prevention and Management. Elle est cofondatrice de l’Association pour la recherche sur les catastrophes et les risques en anthropologie (ARCRA).

Population errant dans les décombres en Haïti, bras tendus implorant des secours au milieu des crues au Pakistan : le traitement médiatique des catastrophes met invariablement en scène des victimes impuissantes, dépassées par le désastre, attendant d'être assistées.

Analysées dans leur contexte, vécues de l'intérieur, les catastrophes révèlent cependant une autre réalité, dont témoigne Sandrine Revet, anthropologue, à travers ses travaux sur les coulées de boue qui ont détruit un état côtier du Vénézuela en décembre 1999. En inscrivant cet événement dans une histoire locale des désastres et de leur prise en charge, elle montre comment la survie, les secours, l'assistance puis la reconstruction (dans ses dimensions physiques et symboliques) s'organisent, et éclaire les logiques des acteurs de " la Tragedia" : populations affectées d'abord et surtout, mais aussi hommes politiques, institutions, militaires, médias, et ONG.