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Agir à tout prix? Négociations humanitaires: l'expérience de MSF

Claire
Magone

Directrice de la communication de Médecins Sans Frontières, basée à Paris

Après des études de communication (CELSA) et de sciences politiques (La Sorbonne), Claire Magone a travaillé plusieurs années avec des associations humanitaires, notamment en Afrique au Libéria, en Sierra Leone, au Soudan ainsi qu'au Nigéria. En 2010, elle devient directrice d’études au Crash, puis directrice de la communication de MSF en 2014.

Michaël Neuman
Michaël
Neuman

Directeur d'études au Crash depuis 2010, Michaël Neuman est diplômé d'Histoire contemporaine et de Relations Internationales (Université Paris-I). Il s'est engagé auprès de Médecins sans Frontières en 1999 et a alterné missions sur le terrain (Balkans, Soudan, Caucase, Afrique de l'Ouest notamment) et postes au siège (à New York ainsi qu'à Paris en tant qu'adjoint responsable de programmes). Il a également participé à des projets d'analyses politiques sur les questions d'immigration. Il a été membre des conseils d'administration des sections française et étatsunienne de 2008 à 2010. Il a codirigé "Agir à tout prix? Négociations humanitaires, l'expérience de MSF" (La Découverte, 2011) et "Secourir sans périr. La sécurité humanitaire à l'ère de la gestion des risques" (CNRS Editions, 2016).

Fabrice Weissman
Fabrice
Weissman

Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Fabrice Weissman a rejoint Médecins sans Frontières en 1995. Logisticien puis chef de mission, il a travaillé plusieurs années en Afrique subsaharienne (Soudan, Erythrée, Ethiopie, Liberia, Sierra Leone, Guinée, etc), au Kosovo, au Sri Lanka et plus récemment en Syrie. Il est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages collectifs sur l'action humanitaire dont "A l'ombre des guerres justes. L'ordre international cannibale et l'action humanitaire" (Paris, Flammarion, 2003), "Agir à tout prix? Négociations humanitaires, l'expérience de Médecins sans Frontières" (Paris, La Découverte, 2011) et "Secourir sans périr. La sécurité humanitaire à l'ère de la gestion des risques" (Paris, Editions du CNRS, 2016).

Depuis les années 1990, de nombreuses organisations humanitaires internationales déplorent une tendance croissante des pouvoirs politiques à entraver ou à instrumentaliser leur action. Victimes de la confusion militaro-humanitaire et de l'hostilité des Etats postcoloniaux, elles seraient moins en mesure que jamais d'assister les populations affectées par la guerre, les épidémies et les catastrophes naturelles.

Ce livre propose un autre éclairage sur les difficultés rencontrées par les organismes d'aide. S'appuyant sur les expériences de Médecins Sans Frontières dans une douzaine de pays, les auteurs se démarquent du postulat selon lequel existerait a priori un espace légitime de l'action humanitaire qu'il suffirait de défendre au nom du droit et de la morale contre toute tentative d'instrumentalisation. Ils montrent que la liberté d'action des ONG est le produit d'un compromis entre leurs intérêts et ceux des pouvoirs : Etats, groupes armés, forces politiques, acteurs économiques, organisations transnationales. Dans ces transactions, les objectifs des humanitaires peuvent s'infléchir jusqu'à en devenir méconnaissables. D'où la question qui traverse cet ouvrage : qu'est-ce qu'un compromis acceptable aux yeux d'une organisation humanitaire comme MSF ?

A l'occasion de son quarantième anniversaire, MSF partage son expérience des négociations humanitaires. Retraçant l'évolution de ses ambitions, des obstacles auxquels elle s'est heurtée et des manœuvres politiques ayant permis (ou non) de les surmonter, ce livre entend contribuer au débat sur les pratiques et les objectifs de l'action humanitaire contemporaine.

Ce livre est en accès libre sur notre site. Vous pouvez également l'acheter