seuil d’urgence https://www.msf-crash.org/index.php/fr fr Borno, Nigeria : un regard critique sur nos opérations https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/borno-nigeria-un-regard-critique-sur-nos-operations <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline clearfix"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2019-07-01T12:00:00Z" class="datetime">01/07/2019</time> </div> </div> <span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/index.php/fr/user/125" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">elba.msf</span></span> <span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">lun, 07/01/2019 - 11:52</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/acces-humanitaire" hreflang="fr">accès humanitaire</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/seuil-durgence" hreflang="fr">seuil d’urgence</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/negotiations-humanitaires" hreflang="fr">négotiations humanitaires</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Isabelle Defourny &amp; Elba Rahmouni</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="7038" role="article" about="/index.php/fr/isabelle-defourny" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Isabelle</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Defourny</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Directrice des opérations à MSF-OCP.</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/index.php/fr/isabelle-defourny" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="5258" role="article" about="/fr/elba-rahmouni" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2020-06/IMG_0562%20OK.jpg?itok=EI3BSai1" width="180" height="230" alt="Elba Rahmouni" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Elba</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Rahmouni</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p><span><span>Chargée de diffusion&nbsp;au CRASH depuis avril 2018, Elba est diplômée d’un master recherche en histoire de la philosophie classique et d’un master professionnel en conseil éditorial et gestion des connaissances numériques. Lors de ses études, elle a travaillé sur des questions de philosophie morale et s’est intéressée notamment à la nécessité pratique et à l’interdiction morale, juridique et politique du mensonge chez Kant. &nbsp;</span></span></p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/elba-rahmouni" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>En 2016, la direction des opérations de MSF a souhaité réaliser une revue critique des opérations conduites par l’association dans l’Etat du Borno, au nord-est du Nigéria, entre 2015 et 2016. En réponse, Judith Soussan et Fabrice Weissman du CRASH ont produit, avec le soutien d’Epicentre – le centre d’épidémiologie de MSF – un récit détaillé retraçant la façon dont les équipes de terrain, de capitale et du siège ont analysé la situation, les objectifs qu’elles se sont donnés, les actions qu’elles ont entreprises, les obstacles qu’elles ont rencontrés et les résultats qu’elles ont obtenus. Dans le cadre de ce travail, les directeurs et les cadres opérationnels s’interrogent sur leurs propres pratiques : ont-ils fait preuve d’une mobilisation tardive face à la situation catastrophique des camps de déplacés en zone rurale et à la périphérie de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, en 2016 – et si oui, pourquoi ? Que penser <em>a posteriori</em> des choix opérationnels et de l’efficacité des stratégies d’intervention adoptées ? Au-delà de cette mission, que nous apprend cette histoire sur le fonctionnement de MSF et les façons de travailler des équipes ? Entretien avec Isabelle Defourny, directrice des opérations à MSF-OCP, rédigé par Elba Rahmouni.</p> <h3> </h3> <h3>Pourquoi avoir commandé cette revue critique ?</h3> <p>Au mois de juin 2016, lorsque l’équipe arrive à Bama – une ville située à 71.4 km de Maiduguri et où environ 20 000 déplacés avaient été rassemblés dans l’enceinte de l’hôpital, sous le contrôle de l’armée nigériane – elle découvre avec stupeur une situation sanitaire catastrophique, caractérisée par des taux de mortalité atteignant les 10 pour 10 000 personnes par jour<span class="annotation">Alors que le seuil d’urgence couramment utilisé est de 1 pour les adultes et de 2 pour les enfants.</span>. La présence d’environ 1200 tombes dans l’enceinte de l’hôpital témoignait de l’ampleur d’une crise qui n’était pas récente. </p> <p>Quelques mois plus tôt, en janvier 2016, au vu de notre analyse de la situation dans la ville de Maiduguri où se trouvaient un million de personnes déplacées, j’avais décidé de transférer la responsabilité du projet de la Cellule des Urgences à la Cellule régulière. Nous considérions alors la situation sanitaire sous contrôle : une épidémie de choléra avait pris fin, les taux de mortalité et de malnutrition étaient au-dessous des seuils d’urgence. Après un important déploiement opérationnel tout au long de l’année 2015, il convenait de mettre de l’ordre dans nos activités. Si nous pensions que la situation dans les localités sous contrôle du gouvernement nigérian autour de Maiduguri – comme Bama – ne devait pas être très bonne, nous étions cependant très loin d’envisager une telle gravité de la situation. Pourtant, d’autres acteurs humanitaires (notamment les agences des Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge, ECHO – le bailleur de l’Union européenne) avaient connaissance de la situation à l’extérieur de la ville depuis longtemps. En septembre 2015, le CICR avait par exemple relevé des taux de malnutrition sévère de 25% dans le camp de Dikwa. </p> <p>D’où mon interrogation, <em>comment avons-nous pu passer à côté d’une telle crise alors que d’autres en avaient connaissance ?</em> Je savais que la situation était compliquée et qu’il y avait d’importants obstacles externes. Il était difficile de se rendre à Bama, où nous savions que se trouvaient de nombreux déplacés, pour des raisons de sécurité (la route entre Bama et Maiduguri était une zone de conflit active et il y avait déjà eu des attaques sur la route) ; le gouvernement nigérian cachait la situation et le CICR n’en parlait pas ouvertement, même en bilatéral. Ces contraintes étaient réelles – mais je redoutais également la présence d’obstacles internes qui nécessiteraient la révision de certaines de nos pratiques collectives.</p> <p>Passer cette opération au crible du regard critique c’était essayer de comprendre ce qui s’était passé. J’anticipais le moment où l’échec et le retard allaient être les seuls points que l’on retiendrait de cette urgence et je pensais qu’il était nécessaire de partager nos expériences opérationnelles, les difficultés, les réussites. A un moment où nous affirmions notre volonté de travailler les évaluations différemment, sur un mode interdisciplinaire, réunissant le CRASH et Epicentre, c’était là une occasion d’apprendre, de travailler à l’amélioration de nos opérations en les discutant.</p> <h3> </h3> <h3>Après ta lecture du récit documenté et du papier d’opinion des rédacteurs principaux, quelle est ton analyse de nos opérations en réponse aux conséquences de la guerre du nord-est du Nigeria en 2015 et 2016 ? Avons-nous eu du retard ? </h3> <p>En étant plus attentifs et en allant chercher la parole des acteurs extérieurs, nous aurions pu, il me semble, arriver à Bama au mois d’avril et gagner ainsi deux mois. Il y avait dans trois documents<span class="annotation"><em>Joint UN Multi-Sector Assessment, Borno &amp; Yobe State, Nigeria, Summary Report, April 2016, Final</em>, qui est le rapport d’évaluation officiel inter-agences ; le <em>Executive Brief – over 500,000 people in Borno State face Emergency food security conditions, April 2016</em>, qui est le rapport du PAM ; et le <em>Borno Food Security Assessment, April 15, Internal</em>, qui est une présentation PowerPoint de son analyse de vulnérabilité (Vulnerability Analysis and Mapping).</span> des Nations unies et notamment du PAM, datant d’avril 2016, quelques chiffres qui auraient pu nous interpeller. C’est une aptitude importante pour nous de savoir décrypter des documents parfois très politiquement corrects envers les gouvernements de nos pays d’intervention. Dans ce cas précis, le rapport ne mentionnait pas directement une situation dramatique. Mais si nous avions fait attention à ces quelques chiffres et si nous avions abordé des personnes des Nations unies sans <em>a priori</em>, nous serions probablement allés à Bama un peu plus tôt. L’<em>isolationnisme</em> de MSF à l’égard des autres acteurs est une de nos difficultés. </p> <p>Lors de la passation de la mission des Urgences à la Cellule régulière, il n’y a pas eu, selon moi, de lecture du contexte assez solide. Il est significatif à cet égard que l’on ne retrouve aucun écrit d’analyse de la situation dans le nord-est du Nigeria daté de cette période. C’est une critique que je m’adresse également, car en tant que directrice des Opérations, j’aurais pu demander à la Cellule des Urgences de fournir une analyse du contexte après un an d’intervention dans le Borno. Si j’avais fait cette animation-là, nous aurions probablement obtenu une réponse. Peut-être que la Cellule des Urgences aurait dit : la situation sanitaire à Maiduguri est sous contrôle, en dehors nous ne savons pas et nous allons y aller.</p> <p>Je ne sais pas si le volume de l’opération d’urgence mise en place en 2015 a concouru au retard de notre intervention en nous faisant passer à côté d’autres priorités. En revanche, il est clair pour moi que le volume n’est pas en soi un problème et que le déploiement des secours pour des centaines de milliers de personnes déplacées – dans la ville de Maiduguri – peut être considéré comme une réussite. Dans toutes les opérations d’urgence de masse, les difficultés de gestion et les détournements qui vont avec ne sont ni étonnants, ni insurmontables. Ce n’est pas le détournement en soi qui est le vrai problème mais le fait de ne pas en parler et <em>a fortiori</em> de ne pas le traiter. Lors d’un déploiement en urgence, la courbe du nombre de cas d’une maladie et celle des ressources humaines sont toujours décalées parce qu’il faut du temps pour trouver les bonnes personnes, s’assurer de leur disponibilité, obtenir les visas… Dans la première phase, l’équipe est souvent insuffisamment pourvue par rapport à l’ampleur de l’urgence et des difficultés de gestion peuvent apparaître. Puis, il arrive un moment où les ressources humaines sont davantage disponibles tandis que la gravité de la situation s’atténue, la mortalité, les cas de choléra, la malnutrition diminuent. C’est à ce moment-là qu’il faut mettre de l’ordre et s’attaquer aux détournements s’ils existent.</p> <p><img alt="Schéma" data-entity-type="file" data-entity-uuid="a6b46b2b-cca1-40c4-9794-1c3bfcf01232" height="355" src="/sites/default/files/inline-images/Sch%C3%A9ma.JPG" width="473" /></p> <h3>A l’aune de cette revue critique, quelles sont tes priorités de travail ? </h3> <p>Sur toutes nos missions, et davantage encore dans les missions d’urgence, nous avons une difficulté à faire émerger en temps et en heure une analyse de situation <em>consolidée et collective</em> afin de pouvoir faire de meilleurs choix opérationnels. Concrètement, il s’agit d’arriver à synthétiser dans des écrits les différents éclairages qui émanent du terrain, du siège, de la coordination, des cellules, de la direction... Cela nécessite qu’en dépit de nombreuses difficultés (la taille de MSF, le <em>turnover</em> récurrent, le travail en « silo » département par département), à tous les niveaux, nous soyons capables de fournir et de rédiger de véritables analyses dans les différents documents qui circulent, comme les rapports de visite ou les rapports de situation. Puis qu’un responsable opérationnel puisse produire un document reflétant les divergences d’analyse et qu’aucun avis ne soit passé sous silence. Dans les missions d’urgence, où le temps qu’on a pour se faire une lecture de la situation est réduit, où il y a souvent des problèmes d’insécurité, où il n’y a pas de choix opérationnels évidents, l'explicitation des divergences de points de vue et leur argumentation sont essentielles pour soutenir les arbitrages que l'on va opérer et mobiliser ensuite nos forces dans une direction déterminée - comme par exemple lorsqu'on tranche une question telle que : <em>choisissons-nous, oui ou non, d’avoir recours à des escortes armées pour visiter Bama ?</em> </p> <p>Ce que je retiens de ma propre expérience à Bama c’est par ailleurs que, lors des visites de terrain, les recommandations faites par les personnes très expérimentées du siège ne sont pas toujours réalisables par les équipes sur le terrain au regard de leur charge de travail et des ressources humaines disponibles. Il est donc inutile de donner une liste interminable de recommandations, même si, idéalement, tous s’accorderaient pour dire qu’il faudrait pouvoir tout faire. Avec leur expérience, les personnes en support seraient probablement plus capables de mettre en œuvre leurs recommandations et pourtant il est rare qu’elles soient impliquées dans leur réalisation. Parfois aussi, elles n’assument pas la responsabilité de trancher, par exemple de dire : bien sûr, il faudrait mettre en place les dix recommandations mais d’après nos moyens d’action nous n’en mettrons d’abord que trois en place. Ecouter le terrain puis faire des choix, prendre une décision ‘risquée’ même si <em>a posteriori</em> cette  décision n’était pas la meilleure, c’est le rôle des cadres opérationnels. Autrement, ils risquent fort de se borner à constater que les choses qu’ils demandent ne sont pas faites sur le terrain et ce qui relève du <em>support</em> se transforme petit à petit en <em>contrôle</em> du travail des équipes.</p> <p>Nous arrivons à faire des distributions de nourriture, des campagnes de vaccination, de la prévention et de la prise en charge du paludisme..., toutes ces choses nécessaires dans des situations catastrophiques comme celle du Borno. Mais, dans un deuxième temps, nous avons des difficultés à effectuer une bonne transition entre ces opérations de masse vers d'autres qu’on pourrait caractériser de plus subtiles. Par exemple, la prise en charge des violences – notamment sexuelles – dans les camps est souvent un point faible de notre réponse. Après la mise en place des opérations de masse, il faudrait se concentrer sur les gens qui sont les plus vulnérables parmi les vulnérables : les femmes, les personnes soupçonnées d’appartenir à Boko Haram… Pour savoir ce qui se passe dans les camps où nous travaillons, il faut parler aux gens. C’est le rôle de chacun dans l’équipe de comprendre ce qui se passe pour les personnes concernées, de vérifier que nos secours leur sont utiles. A Bama, il me semble que nous aurions pu nous en préoccuper plus tôt – discuter avec les femmes du camp, tenter de mieux comprendre le contexte de violence dans lequel elles vivaient et faire ainsi émerger de nouvelles questions médicales). Dans la revue critique sur le Borno, on découvre qu’il n’y a que la psychologue qui évoque cette violence. Ses rapports sont intéressants parce qu’ils nous parlent de la réalité que vivent les personnes dans les camps. Sans cette donnée, il est compliqué de mettre en œuvre de belles opérations.        <br />  </p> </div> <div class="height-computed field field--name-field-related-content field--type-entity-reference field--label-above"> <div class="field__label">Publications associées</div> <div class="field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="4088" role="article" about="/index.php/fr/publications/guerre-et-humanitaire/agir-tout-prix-negociations-humanitaires-lexperience-de-msf" class="node node--type-book node--view-mode-teaser"> <div class="node__content"> <div class="group-teaser-image"> <div class="field field--name-field-teaser-media field--type-entity-reference field--label-hidden field__item"><article class="media media--type-image media--view-mode-teaser"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/teaser/public/2017-06/MSF-cover-agir-a-tout-prix_0.jpg?h=ab8d725e&amp;itok=P1sKZchE" width="450" height="300" alt="Couverture du livre Agir à tout prix? Négociations humanitaires: l&#039;expérience de MSF" title="Agir à tout prix? Négociations humanitaires: l&#039;expérience de MSF" typeof="foaf:Image" class="image-style-teaser" /> </div> <div class="field field--name-field-copyright field--type-string field--label-hidden field__item">MSF-Crash</div> </article> </div> <a href="/index.php/fr/publications/guerre-et-humanitaire/agir-tout-prix-negociations-humanitaires-lexperience-de-msf" class="main-link"></a> </div> <div class="group-content"> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=4088&amp;2=reading_list" token="CfjQd2MJC6FKXpGe0PH29qcsmqd8_avp4sAsqKlf50M"></drupal-render-placeholder><div class="bundle-container"><div class="field--name-field-bundle">Livre</div></div><span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"><h3><a href="/index.php/fr/publications/guerre-et-humanitaire/agir-tout-prix-negociations-humanitaires-lexperience-de-msf" hreflang="fr">Agir à tout prix? Négociations humanitaires: l&#039;expérience de MSF</a></h3> </span> <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-hidden field__item"><time datetime="2012-02-17T12:00:00Z" class="datetime">17/02/2012</time> </div> <div class="field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/claire-magone" hreflang="fr">Claire Magone</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/michael-neuman" hreflang="fr">Michaël Neuman</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/fabrice-weissman" hreflang="fr">Fabrice Weissman</a></div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-summary field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>Depuis les années 1990, de nombreuses organisations humanitaires internationales déplorent une tendance croissante des pouvoirs politiques à entraver ou à instrumentaliser leur action.</p> </div> <div class="node__links"> <ul class="links inline"><li class="node-readmore"><a href="/index.php/fr/publications/guerre-et-humanitaire/agir-tout-prix-negociations-humanitaires-lexperience-de-msf" rel="tag" title="Agir à tout prix? 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Il est communément admis qu’un taux supérieur ou égal à un mort pour dix mille personnes et par jour caractérise une situation d’urgence nécessitant une réponse immédiate. Or l’usage du « <em>seuil d’urgence standard de 1/10 000/jour</em> » est très discutable : il contrevient aux recommandations que se sont données les organisations humanitaires et ne tient pas compte de la baisse de la mortalité observée dans l’ensemble du monde au cours des 30 dernières années.</p> </div> <div class="node__links"> <ul class="links inline"><li class="node-readmore"><a href="/index.php/fr/blog/medecine-et-sante-publique/mortalite-revisons-les-seuils-dalerte" rel="tag" title="Mortalité : révisons les seuils d’alerte" hreflang="fr">Lire la suite <span class="visually-hidden">sur Mortalité : révisons les seuils d’alerte</span></a></li></ul> </div> </div> </div> </article> </div> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3728" role="article" about="/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/msf-et-le-systeme-de-laide-le-choix-du-non-choix" class="node node--type-blog-post node--view-mode-teaser"> <div class="node__content"> <div class="group-teaser-image"> <div class="field field--name-field-teaser-media field--type-entity-reference field--label-hidden field__item"><article class="media media--type-image media--view-mode-teaser"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/teaser/public/2017-05/MSF36488-man-carts-soda-in-dadaab.jpg?h=46609284&amp;itok=VCBLj0Rw" width="450" height="300" alt="Un homme transporte des sodas dans le camp de réfugiés de Dadaab" title="Soda au camp de Dadaab" typeof="foaf:Image" class="image-style-teaser" /> </div> <div class="field field--name-field-copyright field--type-string field--label-hidden field__item">Spencer Platt</div> </article> </div> <a href="/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/msf-et-le-systeme-de-laide-le-choix-du-non-choix" class="main-link"></a> </div> <div class="group-content"> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=3728&amp;2=reading_list" token="b37XH_FtZiVG_zf1W96tBJVEP8mGMt42uTT-LJn966E"></drupal-render-placeholder><div class="bundle-container"><div class="field--name-field-bundle">Article de blog</div></div><span class="field field--name-title field--type-string field--label-hidden"><h3><a href="/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/msf-et-le-systeme-de-laide-le-choix-du-non-choix" hreflang="fr">MSF et le système de l’aide: Le choix du non-choix</a></h3> </span> <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-hidden field__item"><time datetime="2014-07-03T12:00:00Z" class="datetime">03/07/2014</time> </div> <div class="field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/michael-neuman" hreflang="fr">Michaël Neuman</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/rony-brauman" hreflang="fr">Rony Brauman</a></div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-summary field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>On entend souvent au sein de MSF que le système de l'aide serait incapable de fournir des secours efficaces, voire que sa capacité à le faire déclinerait. Cette affirmation se fonde sur le nombre bien réel et trop élevé de ceux qui auraient besoin d'aide et n'en reçoivent pas, ou pas assez.</p> <p> </p> </div> <div class="node__links"> <ul class="links inline"><li class="node-readmore"><a href="/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/msf-et-le-systeme-de-laide-le-choix-du-non-choix" rel="tag" title="MSF et le système de l’aide: Le choix du non-choix" hreflang="fr">Lire la suite <span class="visually-hidden">sur MSF et le système de l’aide: Le choix du non-choix</span></a></li></ul> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> <section class="field field--name-comment field--type-comment field--label-above comment-wrapper"> <h2 class="title comment-form__title">Ajouter un commentaire</h2> <drupal-render-placeholder callback="comment.lazy_builders:renderForm" arguments="0=node&amp;1=7037&amp;2=comment&amp;3=comment" token="9CRQsZFBFlz4KucpAf1G37q26rC1w2CM0K9adcGkyFU"></drupal-render-placeholder> </section> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=7037&amp;2=reading_list" token="8steq6G3_2pLYSwpEMGMpEgYaflDTdPqFkQzkKOI4P8"></drupal-render-placeholder><div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Isabelle Defourny, Elba Rahmouni, Borno, Nigeria : un regard critique sur nos opérations, 1 juillet 2019, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/borno-nigeria-un-regard-critique-sur-nos-operations">https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/acteurs-et-pratiques-humanitaires/borno-nigeria-un-regard-critique-sur-nos-operations</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/index.php/fr/contribuer?to=7037" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Borno, Nigeria : un regard critique sur nos opérations</span> Mon, 01 Jul 2019 09:52:19 +0000 elba.msf 7037 at https://www.msf-crash.org Mortalité : révisons les seuils d’alerte https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/medecine-et-sante-publique/mortalite-revisons-les-seuils-dalerte <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline clearfix"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2018-06-25T12:00:00Z" class="datetime">25/06/2018</time> </div> </div> <span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/index.php/fr/user/125" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">elba.msf</span></span> <span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">lun, 06/25/2018 - 15:29</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/seuil-durgence" hreflang="fr">seuil d’urgence</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/sphere" hreflang="fr">SPHERE</a></div> <div class="field__item"><a href="/index.php/fr/tags/unhcr" hreflang="fr">UNHCR</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Fabrice Weissman</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3235" role="article" about="/fr/fabrice-weissman" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4204.jpg?itok=sX0PzbdD" width="180" height="230" alt="Fabrice Weissman" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Fabrice</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Weissman</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Fabrice Weissman a rejoint Médecins sans Frontières en 1995. Logisticien puis chef de mission, il a travaillé plusieurs années en Afrique subsaharienne (Soudan, Erythrée, Ethiopie, Liberia, Sierra Leone, Guinée, etc), au Kosovo, au Sri Lanka et plus récemment en Syrie. Il est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages collectifs sur l'action humanitaire dont "A l'ombre des guerres justes. L'ordre international cannibale et l'action humanitaire" (Paris, Flammarion, 2003), "Agir à tout prix? Négociations humanitaires, l'expérience de Médecins sans Frontières" (Paris, La Découverte, 2011) et "Secourir sans périr. La sécurité humanitaire à l'ère de la gestion des risques" (Paris, Editions du CNRS, 2016).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/fabrice-weissman" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>Le taux brut de mortalité (TBR) est l’un des indicateurs les plus couramment utilisés à MSF et dans le milieu humanitaire pour évaluer le degré de gravité d’une crise sanitaire au sein d’une population donnée<span class="annotation">Généralement exprimé en « nombre de morts par 10 000 et par jour », le TBR est calculé soit à l’aide d’enquête de mortalité rétrospective portant sur l’état de santé passé ou récent d’une population, soit par le biais de système de surveillance mesurant en temps réel l’évolution de la mortalité au sein d’une population donnée.</span>. Il est communément admis qu’un taux supérieur ou égal à un mort pour dix mille personnes et par jour caractérise une situation d’urgence nécessitant une réponse immédiate. Or l’usage du « <em>seuil d’urgence standard de 1/10 000/jour</em> » est très discutable : il contrevient aux recommandations que se sont données les organisations humanitaires et ne tient pas compte de la baisse de la mortalité observée dans l’ensemble du monde au cours des 30 dernières années.</p> <p>Le manuel SPHERE <span class="annotation"><a href="http://www.sphereproject.org/resources/download-publications/?search=1&amp;keywords=&amp;language=English&amp;category=22" target="_blank">The SPHERE Project: Humanitarian Charter and Minimum Standards in Disaster Response</a> </span>(qui fixe les standards minimaux d’intervention des acteurs humanitaires), ainsi que le manuel d’urgence du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) <span class="annotation"><a href="http://www.unhcr.org/472af2972.pdf" target="_blank">United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), Handbook for Emergencies, Third Edition</a></span>considèrent en effet que le seuil d’urgence est franchi lorsque la mortalité au sein d’une population est deux fois supérieure à sa mortalité « normale ». Pour le HCR, la normale correspond à la mortalité du pays d’origine ou du pays d’accueil des personnes déplacées. Pour SPHERE, la normale correspond à la mortalité « avant le désastre ». C'est seulement en l’absence de données suffisamment fiables sur la mortalité normale de la population considérée, que le HCR et SPHERE recommandent d’utiliser comme référence les moyennes nationales pour l’Afrique subsaharienne, l’Europe ou d’autres régions du monde et de s’assurer « <em>qu’au minimum le taux brut de mortalité reste sous le 1/10000/jour</em> »<span class="annotation">“A doubling or more of the baseline CMR indicates a significant public health emergency, requiring immediate response.” When the baseline rate is unknown or of doubtful validity, agencies should aim to maintain the CMR at least below 1.0/10,000/day.” SPHERE, p. 310.</span>.  </p> <p>Le choix de la valeur de référence a des conséquences très concrètes sur la façon dont les professionnels de l’aide apprécient la gravité d’une situation. Utilisant « le seuil d’urgence standard de 1 mort/10 000/jour », les épidémiologistes de MSF, par exemple, avaient estimé au premier semestre 2015 que la situation globale des habitants et des personnes déplacées dans la ville de Maiduguri au nord-est du Nigéria n’était pas catastrophique, en dépit de l’arrivée en ville de plus d’un million de paysans fuyant les exactions de Boko Haram et de l’armée nigériane. L’enquête de mortalité rétrospective qu’ils venaient de conduire dans les faubourgs de Maiduguri avait en effet estimé le taux de mortalité de la population résidente à 0,19/10 000/jour et celui de la population déplacée de 0,41/10 000/jour, soit des valeurs « inférieures aux seuils d’urgence de 1/10 000/jour défini pour les pays en voie de développement d’Afrique subsaharienne<span class="annotation">EPICENTRE, Médecins Sans Frontières, Retrospective Mortality Survey and Rapid Nutritional Assessment of Displaced Persons living in the Jere LGA, Maiduguri, Borno State, Nigeria, Paris, July 2015.</span> ». Ces résultats, jugés rassurants, avaient été utilisés par le siège pour justifier une réduction d’activité à partir de décembre 2015. </p> <p>Cette orientation était contestée par les équipes de terrain qui considéraient, sur la base de leur activités et de leurs observations, que la situation des déplacés était toujours critique. De fait, en appliquant la définition du seuil d’urgence retenue par SPHERE ou le HCR, il aurait été possible de conclure que les taux de mortalité enregistrés parmi les personnes déplacées étaient au-dessus des seuils d’urgence, puisque deux fois supérieurs à ceux des personnes résidentes – respectivement 0,41/10 000/jour (0,35-0,48) et 0,19/10 000/jour (0,15-0,24). En ce sens, les équipes de terrain avaient des raisons de contester l’interprétation rassurante des résultats de l’enquête de mortalité, selon laquelle il était normal que les habitants du Borno déplacés à Maiduguri meurent deux fois plus que leurs voisins résidents. </p> <p>Le recours à la valeur seuil de 1/10 000/jour est d’autant plus discutable que ce standard a été fixé il y a plus de trente ans. Il correspond au taux brut de mortalité retenu en 1985 par le département d’État américain pour décréter une situation d’urgence sanitaire dans un camp de réfugiés<span class="annotation">Bureau for Refugee Programs. Assessment Manual for Refugee Emergencies. Washington, DC: US Dept of State; 1985</span>. Ce seuil a été entériné par le CDC en 1992<span class="annotation"><a href="https://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/00019261.htm" target="_blank">Famine-Affected, Refugee, and Displaced Populations: Recommendations for Public Health Issues (supervised by Mike J. Toole, M.D., DTM&amp;H) MMWR 1992; 41(No. RR-13).</a> Collaborateur d’Epicentre, Mike Toole est également co-fondateur de MSF Australie.</span>sur la base de l’hypothèse suivante : « <em>dans de nombreux pays d’Afrique, le taux brut de mortalité (calculé à partir des données de mortalité annuelles publiées) est approximativement de 0,5/10 000/jour hors urgence. En général, les professionnels de santé doivent s’inquiéter très sérieusement lorsque le taux de mortalité au sein d’une population déplacée dépasse 1/10 000/jour</em> ». Ainsi, le seuil de 1/10 000/jour correspond au double de la mortalité moyenne enregistrée en Afrique au milieu des années 1980.</p> <p>Depuis lors, la mortalité moyenne en Afrique subsaharienne a été divisée par deux (de 0,45 à 0,25/10 000/jour selon la Banque mondiale<span class="annotation">Les données de mortalité compilées par la <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SP.DYN.CDRT.IN?contextual=region&amp;locations=ZG-1W&amp;view=chart)" target="_blank">Banque mondiale</a> sont sensiblement inférieures à celles de l’<a href="https://www.unicef.org/sowc09/report/report.php" target="_blank">UNICEF</a>. Nous ne connaissons pas l’origine de ces divergences.</span>) alors que la mortalité moyenne à l’échelle du globe a diminué dans des proportions importantes pour atteindre 0,21/10 000/jour (cf. graphique). En continuant d’utiliser le seuil de 1/10 000/jour fixé il y a plus de 30 ans, les professionnels de l’aide signifient en pratique qu’il n’y a pas d’urgence à mobiliser des secours humanitaires tant qu’une population affectée par un désastre ne connaît pas un taux de mortalité quatre fois supérieur à la moyenne actuelle des pays africains et cinq fois supérieur à la moyenne mondiale.</p> <p>Le choix des valeurs seuils qualifiant les situations d’urgence est hautement politique puisqu’il détermine le niveau à partir duquel on juge un nombre de morts excessif au point de justifier la mobilisation de moyens exceptionnels. Force est de constater qu’en utilisant de manière quasi-systématique le seuil de 1/10 000/jour comme étalon-or de la mortalité acceptable, le milieu de l’aide soutient une politique de secours contraire à ses propres recommandations et rétrograde.</p> <p>Il est probable que les travailleurs humanitaires comme les responsables politiques aient besoin d’un repère universel, d’un « gold standard » utilisable à l’échelle du globe ne serait-ce que pour apprécier la gravité des situations les unes par rapport aux autres. Ce seuil d’urgence global devrait en toute logique correspondre au double de la normale au sens statistique du terme, c’est-à-dire au double de la mortalité moyenne mondiale. Et puisqu’il faut une valeur facilement mémorisable, pourquoi ne pas arrondir le seuil d’urgence global à 0,5/10 000/jour – soit la moitié de sa valeur actuelle ? Quoi qu’il en soit, la redéfinition d’un seuil d’urgence global ne doit pas faire obstacle à l’usage de seuils d’urgence <strong>locaux</strong> propres à chaque contexte, comme l’y invitent les recommandations officielles des manuels de l’aide. </p> <p><em>Merci à Matthew Coldiron (Epicentre) qui a commenté les premières versions de ce texte et aidé à affiner le propos. Cet article n’engage que son auteur.</em><em> </em></p> <p><img alt="Taux de mortalité, brut (pour 1 000 personnes)" data-entity-type="file" data-entity-uuid="9cb9e5f1-d712-4f36-8464-1933a60bc8e4" src="/sites/default/files/inline-images/Article%20Fabrice.png" /></p> </div> <section class="field field--name-comment field--type-comment field--label-above comment-wrapper"> <h2 class="title comment-form__title">Ajouter un commentaire</h2> <drupal-render-placeholder callback="comment.lazy_builders:renderForm" arguments="0=node&amp;1=5384&amp;2=comment&amp;3=comment" token="oUsTxh46JhtfbN5Mtmbbx_7oLkkGcrhmvWoHF-CCHrE"></drupal-render-placeholder> </section> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=5384&amp;2=reading_list" token="RjwdtwYT_HboKJ6HVo8QSErq9QdiAqodnqFGerg57oI"></drupal-render-placeholder><div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Fabrice Weissman, Mortalité : révisons les seuils d’alerte, 25 juin 2018, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/medecine-et-sante-publique/mortalite-revisons-les-seuils-dalerte">https://www.msf-crash.org/index.php/fr/blog/medecine-et-sante-publique/mortalite-revisons-les-seuils-dalerte</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/index.php/fr/contribuer?to=5384" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Mortalité : révisons les seuils d’alerte</span> Mon, 25 Jun 2018 13:29:13 +0000 elba.msf 5384 at https://www.msf-crash.org