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Publications

 

Guerre et humanitaire, médecine et santé publique, droits et justice... Découvrez les publications du CRASH classées par thématiques.

Les publications du Crash sont rédigées d'un point de vue de praticiens de l'aide et non de chercheurs, ce qui ne nous dispense pas d'exigences de rigueur et de méthode. Nous nous y efforçons avec le concours de chercheurs professionnels (bénévoles). Elles ne sont pas la ligne du parti MSF mais des outils pour la réflexion élaborés à partir des cadres et de l'expérience de MSF. Elles n'ont qu'une raison d'être : mieux comprendre ce que nous faisons. Les critiques, remarques et suggestions sont plus que bienvenues, elles sont attendues.

Types
District de Jacobabad, Wasayo, Pakistan. Distribution de nourriture par le CICR à 945 foyers touchés par des inondations.
Article

L’invention de l’impartialité : histoire d’un principe humanitaire, entre raisons juridique, stratégique et algorithmique

Le principe d’impartialité, que l’on réduit souvent à un principe de répartition mathématique, fut à l’origine forgé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), alors en quête de légitimité. Or réduire l’impartialité à un principe algorithmique de distribution des ressources, c’est conforter la position de surplomb des organisations déterritorialisées. Telle est la thèse développée par l’auteur dans son dernier livre.

Deux femmes responsables de matériel MSF en Iran
Article

MSF face aux dilemmes des enlèvements

Le 31 janvier s’est tenu à Sciences Po un colloque en soutien à Fariba Adelkhah et Roland Marchal, tous les deux chercheurs au Centre de recherches internationales de Sciences Po (CERI), arrêtés en Iran le 5 juin 2019. Roland Marchal a été libéré le 20 mars 2020 en échange de la libération d’un ingénieur iranien détenu en France. Fariba Adelkhah a été condamnée le 6 mai 2020 à 6 ans de réclusion pour « propagande contre le système politique de la République islamique et collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale ». La chercheuse a refusé une libération conditionnelle contre l'arrêt de ses recherches. 
Le colloque du 31 janvier a réuni diplomates, journalistes, humanitaires et chercheurs, dans le but de « nourrir la réflexion sur les prisonniers et les otages, d’un point de vue politique, juridique et éthique ». Fabrice Weissman y présentait l’expérience de Médecins Sans Frontières face aux enlèvements.  
 

Conférence sur les Pratiques de MSF à Ouganda
Article

De l’inertie bureaucratique à la « fragilité politique »

Interview réalisée par Helai Hosseini. Une première version a été publiée sur le site de l’association de MSF France le 31 juillet 2020.

Dans la foulée du mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis, des voix se sont élevées en interne pour dénoncer le caractère raciste et discriminant de MSF, qui n’offrirait pas les mêmes chances à tous ses salariés. Née en France au début des années 70 avec une poignée de médecins et de journalistes, l’association a grandi et s’est internationalisée jusqu’à employer plus de 46 000 personnes dans le monde, dont près de 39 000 recrutées localement. Comment la politique de l’organisation envers son personnel a-t-elle évolué dans l’histoire ? Quelles sont les pistes actuelles pour lutter contre les inégalités ? Sur les grandes étapes qui ont marqué la transformation de MSF et sur la manière dont les discussions sont aujourd’hui engagées, le regard de Jean-Hervé Bradol. 

Painting "Tuko Poa" benches in Kibera
Cahier

Les représentations du VIH et leur impact sur le recours aux soins - Enquête au sein de la population masculine de Homa Bay au Kenya

Cette enquête, réalisée au sein de la population masculine de Homa Bay, dans la province de Nyanza au Kenya, évalue les représentations du VIH et leur impact sur le recours aux soins. Elle montre que la seule mise en place d’une campagne de dépistage ou de soins n’entraîne pas une participation systématique de l’ensemble de la population mais que le message doit être adapté à la population cible, et modulé au sein même de cette population.

Images from Bama
Article

La fabrique d’une « crise humanitaire ». Le cas du conflit entre Boko Haram et le gouvernement nigérian (2010-2018)

La contre-offensive menée par l’armée nigériane contre Boko Haram à partir de 2015 a entraîné une catastrophe sanitaire parmi les populations civiles déplacées. Cette catastrophe n’a été reconnue que difficilement, après qu’une alliance instable se soit progressivement forgée entre certains acteurs nationaux – politiques et militaires – et certains acteurs humanitaires internationaux pour formuler et s’accorder sur le diagnostic d’une « crise humanitaire » et essayer d’y remédier. Cela a ainsi permis de rendre visibles certaines dimensions du conflit tout en en invisibilisant d’autres, à commencer par la brutalité de la contre-insurrection de l’armée nigériane.

La Médecine du tri
Article

En situation de catastrophe : s’orienter, trier et agir

Le 12 janvier 2010, un séisme de forte magnitude entraîna l’effondrement de nombreux édifices dans l’agglomération de Port au Prince, Haïti. Les chutes de blocs de béton provoquèrent des dizaines de milliers de morts et de blessés. Les répliques sismiques, les prévisions de certains sismologues et les rumeurs publiques alimentaient la crainte de la répétition du cataclysme. La maison, l’école, l’église, l’hôpital, les locaux professionnels, tous ces lieux qui abritaient les habitants de la capitale et leurs principales activités étaient devenus des pièges mortels et une menace permanente. 

Refugees wait for transport, Berlin, June 1945.
Article

Parler d'un nombre « sans précédent » de réfugiés est faux - et dangereux

L'affirmation selon laquelle un nombre record de personnes sont déplacées a été un élément essentiel du plaidoyer humanitaire au cours des dernières années, et ce à chaque fois que le HCR, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, met à jour ses statistiques annuelles.
Mais est-ce vrai ?

The shared MSF / ICRC helicopter exchanging passengers in Gumuruk. In the rainy season helicopter is the only reliable way to move around Pibor County in South Sudan.
Article

Pour en finir avec la loi du silence sur les kidnappings de travailleurs humanitaires

Cet article traite de la politique de secret absolu sur les enlèvements adoptée par les organisations d'aide. Il précise que le black-out de l'information sur les cas passés et actuels est en grande partie fonction du rôle croissant des sociétés de sécurité privées dans le secteur de l'aide, qui promeuvent une politique de "payer, ne pas dire" comme option par défaut, quelle que soit la situation. L'article soutient que le secret est autant un obstacle à la résolution des affaires en cours qu'à la prévention et à la gestion des affaires futures. Il suggère d'abandonner la politique de stricte confidentialité en toutes circonstances - une politique aussi dangereuse que facile à appliquer - au profit d'une approche plus nuancée et plus stimulante qui détermine dans quelle mesure il convient de rendre publiques les affaires en cours et passées pour chaque public, en gardant toujours à l'esprit les intérêts des otages actuels et potentiels.