mesures sanitaires https://www.msf-crash.org/fr/tags/mesures-sanitaires fr La réponse à l’épidémie d’Ebola : négligence, improvisation et autoritarisme https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/la-reponse-lepidemie-debola-negligence-improvisation-et <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2016-02-08T12:00:00Z" class="datetime">08/02/2016</time> </div> </div> <span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/fr/user/1" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">babayaga</span></span> <span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">lun, 02/08/2016 - 02:00</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/ebola" hreflang="fr">Ebola</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/epidemies" hreflang="fr">épidémies</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/mesures-sanitaires" hreflang="fr">mesures sanitaires</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Jean-Hervé Bradol</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3222" role="article" about="/fr/jean-herve-bradol" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4265.jpg?itok=AmXSIDIp" width="180" height="230" alt="Jean-Hervé Bradol" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Jean-Hervé</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Bradol</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Médecin, diplômé de Médecine tropicale, de Médecine d'urgence et d'épidémiologie médicale. Il est parti pour la première fois en mission avec Médecins sans Frontières en 1989, entreprenant des missions longues en Ouganda, Somalie et Thaïlande. En 1994, il est entré au siège parisien comme responsable de programmes. Entre 1996 et 2000, il a été directeur de la communication, puis directeur des opérations. De mai 2000 à juin 2008, il a été président de la section française de Médecins sans Frontières. De 2000 à 2008, il a été membre du conseil d'administration de MSF USA et de MSF International. Il est l'auteur de plusieurs publications, dont "Innovations médicales en situations humanitaires" (L'Harmattan, 2009) et "Génocide et crimes de masse. L'expérience rwandaise de MSF 1982-1997" (CNRS Editions, 2016).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/jean-herve-bradol" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>Cet article est paru dans le numéro inaugural de la revue "Alternatives Humanitaires" en février 2016.</p> <p>Si MSF a tenu une place prépondérante dans la réponse à la crise Ebola, elle le doit autant à ses capacités d'intervention qu'à sa capacité de critique. Le présent article de Jean-Hervé Bradol incarne parfaitement cette dernière en pointant, sans faux-semblants, les questions mises en lumière à l'occasion de cette épidémie.</p> <p>Pour la première fois dans l'histoire, depuis la découverte du virus en 1976, les institutions médicales ont dû organiser la réponse à une épidémie d'Ebola à grande échelle. Comme pour toute réponse à une épidémie particulièrement meurtrière, l'examen du résultat obtenu peut se faire en discutant l'impact de deux types d'actions sur le nombre de morts : celles qui avaient pour but de diminuer le nombre de nouveaux cas (l'incidence) et celles qui avaient pour but de réduire le nombre de morts au sein des personnes déjà infectées (la létalité). Entre le début de l'année 2014 et juin 2015(1), 27 550 cas avaient été enregistrés, principalement dans trois pays (Guinée, Sierra Leone et Liberia), dont 11 235 se sont soldés par la mort du patient.<br /> <br /> Disons-le d'emblée, un tel résultat d'environ 41 % de décès parmi les cas enregistrés n'était pas acquis d'avance. En effet, parmi les 2 387 cas enregistrés lors des épidémies précédentes (de 1976 au Zaïre à 2012 en Ouganda), 1 590 décès (66 %) ont été rapportés(2). En réalité, dans ces épidémies où les cas se comptaient par centaines et non par milliers, la proportion des patients décédés parmi les personnes enregistrées comme cas d'Ebola a été sujette à d'amples variations dont les extrêmes sont : 90 % de décès en République démocratique du Congo (2003) et 25,1 % de décès en Ouganda (2007).</p> <p><br /> <a href="http://alternatives-humanitaires.org/fr/2016/01/15/la-reponse-a-lepidemie-debola-negligence-improvisation-et-autoritarisme/">Lire la suite...</a></p> <p>&nbsp;</p> </div> <section class="field field--name-comment field--type-comment field--label-above comment-wrapper"> <h2 class="title comment-form__title">Ajouter un commentaire</h2> <drupal-render-placeholder callback="comment.lazy_builders:renderForm" arguments="0=node&amp;1=3741&amp;2=comment&amp;3=comment" token="XDs9rzV53TgOrodm9xFwTPLGDUiyyq-h0SgEImaKW18"></drupal-render-placeholder> </section> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=3741&amp;2=reading_list" token="NwEg-yxAlcjEOpR2GAh6fHIEGyiJl67_ayWVUqXQR3w"></drupal-render-placeholder><div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Jean-Hervé Bradol, La réponse à l’épidémie d’Ebola : négligence, improvisation et autoritarisme, 8 février 2016, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/la-reponse-lepidemie-debola-negligence-improvisation-et">https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/la-reponse-lepidemie-debola-negligence-improvisation-et</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/fr/contribuer?to=3741" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">La réponse à l’épidémie d’Ebola : négligence, improvisation et autoritarisme</span> Mon, 08 Feb 2016 01:00:00 +0000 babayaga 3741 at https://www.msf-crash.org Rony Brauman : Ebola «Parfois, le traitement symptomatique a été négligé, voire oublié» https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/rony-brauman-ebola-parfois-le-traitement-symptomatique-ete-neglige <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2015-02-04T12:00:00Z" class="datetime">04/02/2015</time> </div> </div> <span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/fr/user/1" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">babayaga</span></span> <span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">mer, 02/04/2015 - 02:00</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/ethique-medicale" hreflang="fr">éthique médicale</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/ebola" hreflang="fr">Ebola</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/epidemies" hreflang="fr">épidémies</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/mesures-sanitaires" hreflang="fr">mesures sanitaires</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/politique-de-triage" hreflang="fr">politique de triage</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/traitement-symptomatique" hreflang="fr">traitement symptomatique</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Rony Brauman</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3221" role="article" about="/fr/rony-brauman" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4256.jpg?itok=nCrBsaSM" width="180" height="230" alt="Rony Brauman" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Rony</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Brauman</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Médecin, diplômé de médecine tropicale et épidémiologie. Engagé dans l'action humanitaire depuis 1977, il a effectué de nombreuses missions, principalement dans le contexte de déplacements de populations et de conflits armés. Président de Médecins Sans Frontières de 1982 à 1994, il enseigne au Humanitarian and Conflict Response Institute (HCRI) et il est chroniqueur à Alternatives Economiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles, dont "Guerre humanitaires ? Mensonges et Intox" (Textuel, 2018),"La Médecine Humanitaire" (PUF, 2010), "Penser dans l'urgence" (Editions du Seuil, 2006) et "Utopies Sanitaires" (Editions Le Pommier, 2000).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/rony-brauman" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p><span>Cet entretien a paru dans le quotidien <a href="http://www.liberation.fr/terre/2015/02/03/parfois-le-traitement-symptomatique-a-ete-neglige-voire-oublie_1194960">L</a></span><a href="http://www.liberation.fr/terre/2015/02/03/parfois-le-traitement-symptomatique-a-ete-neglige-voire-oublie_1194960">ibération, le 4 février 2014</a><span>. </span><br /> <br /> <span>Rony Brauman, de Médecins sans frontières, analyse les critiques internes à l’ONG, évoquant «une forme de non-assistance à personne en danger de mort» dans son approche d’Ebola.</span></p> <p><span>L’action de Médecins sans frontières dans la lutte contre Ebola a été saluée partout dans le monde. Mais elle fait l’objet, en interne, d’une remise en cause virulente. Une lettre ouverte, cosignée par de hauts responsables, et que Libération s’est procurée, assure ainsi que l’ONG aurait «collectivement échoué à démontrer que la survie de chaque patient était une bataille qu’il fallait mener». Elle aurait «institutionnalisé une forme de non-assistance à personne en danger de mort». Une «sérieuse entaille aux codes moraux de l’éthique médicale» sur laquelle revient, pour Libération, Rony Brauman, ex-président – et toujours membre – de MSF, ainsi qu’enseignant à Sciences-Po.</span></p> <p><span><strong>Pourquoi une telle remise en cause interne à MSF ?</strong></span></p> <p><span>Cette opération a été lourde et très éprouvante. Il a fallu improviser face au débordement de patients atteints par Ebola, mettre en place des procédures de sécurité, de soins et de confinement qui sont forcément discutables. C’était inévitable, compte tenu du caractère nouveau de cette épidémie et des dangers qu’elle faisait courir au personnel soignant. Mais, dans ce climat passionnel, les remises en cause sont douloureuses et les signataires protestent contre la crispation de certains face à toute critique.</span></p> <p><span><strong>Les mots sont forts, voire violents…</strong></span></p> <p><span>On s’enflamme rapidement à MSF ! Mais cette lettre traduit à la fois la fierté d’avoir eu un tel déploiement de volontaires et la frustration de médecins d’avoir vu mourir des patients qu’ils estimaient pouvoir aider. Au-delà de certains termes employés, excessifs car l’intention de tous était de venir au secours d’une population meurtrie, il y a un dilemme. Quel type de triage face à l’afflux des patients ? Qui cherche-t-on à traiter en premier : l’épidémie ou les malades de l’épidémie ? Autrement dit, cherche-t-on à faire de la médecine populationnelle, de la santé publique, ou de la médecine individuelle, de la santé «personnelle». Les deux ne s’opposent pas toujours. Mais fixer une priorité, c’est reléguer l’autre à l’arrière-plan.</span></p> <p><span><strong>Quelles problématiques vous ont déchiré ?</strong></span></p> <p><span>Les traitements compassionnels, c’est-à-dire l’administration de médicaments dont l’efficacité n’est pas clairement prouvée, de même que la mise en place de soins intensifs, qui n’était pas possible partout mais aurait dû être plus large. Le favipiravir, antiviral fabriqué par les Japonais, était disponible dès la fin août mais nous ne l’avons pas employé, ce qui soulève des questions éthiques et provoque de rudes engueulades.</span></p> <p><span><strong>Certains vous reprochent d’avoir plus géré des centres de tri que des centres de santé dans lesquels il manquait parfois jusque des médicaments contre la douleur…</strong></span></p> <p><span>Le traitement symptomatique a été manifestement négligé, voire oublié dans certains endroits. D’où les protestations internes.</span></p> <p><span><strong>Peut-on comparer le choc Ebola avec la confusion qui a frappé les ONG avant l’introduction d’antirétroviraux contre le sida dans les années 90 ? Et y aura-t-il un avant et un après Ebola ?</strong></span></p> <p><span>Ebola est devenu une affaire internationale lorsque sont apparus des risques de déstabilisation, voire d’effondrement des Etats locaux. Ce fut aussi le cas en 2 000 pour le sida, qui posait ce type de problèmes de manière globale. Il me semble qu’Ebola est à la sécurité sanitaire ce que Fukushima est à la sécurité nucléaire. Il y a un «après-Fukushima» mais je ne sais pas de quoi il est fait. L’Organisation mondiale de la santé a commencé son autocritique, c’est salutaire, mais la réponse ne saurait se résumer à des brigades internationales. Le renforcement de systèmes nationaux de soins est la première réponse, mais c’est à plus long terme.</span></p> <p><span><strong>A l’arrivée, il y a aura eu plus de patients d’autres maladies ou d’accidents qui sont morts faute d’accès à des soins que de victimes d’Ebola ?</strong></span></p> <p><span>C’est la caractéristique primordiale d’Ebola. Des épidémies de paludisme ont fait beaucoup plus de morts en beaucoup moins de temps sans entraîner les mêmes conséquences. Ebola a créé la panique, provoqué l’effondrement du système de santé en raison de la surmortalité du personnel soignant, qui a aggravé les effets de l’épidémie elle-même. Au-delà d’Ebola, il est certain que les épidémies virales sont promises à un brillant avenir en raison du changement climatique, de l’exode rural et de l’accroissement démographique. Il faut donc multiplier les recherches, aussi bien en virologie que dans les sciences sociales en tirant les leçons d’Ebola. Je pense à la faillite et au démantèlement des structures de soins, à l’impact des plans d’ajustement structurels du Fonds monétaire international, mais aussi à l’inertie des pouvoirs locaux, qui ont tardé à réagir.</span></p> <p><strong>Le<strong> </strong>double standard dans les traitements, où seul le personnel soignant peut bénéficier de centres sophistiqués, avec des unités individuelles, y compris désormais dans les pays frappés par Ebola, pose-t-il un problème éthique ?</strong></p> <p><span>Oui, mais c’est défendable. L’éthique utilitariste invite à tenter de soigner en priorité ceux qui doivent soigner les autres. Des priorités peuvent donc être accordées à des professions vu leur exposition et leur rôle pour la collectivité. Mais on doit aussi tenter d’étendre le bénéfice de ce privilège à tous les patients. Notons que si les soignants qui ont été rapatriés dans les pays développés s’en sont quasi tous sortis, c’est grâce à la prise en charge précoce, l’antibiothérapie, l’utilisation d’antirétroviraux, voire des traitements expérimentaux. Et c’est aussi dû au fait qu’ils étaient pour la plupart jeunes et en forme.</span></p> <p><span><strong>MSF n’est-il pas victime d’une «OMS-isation», d’une lourdeur bureaucratique proportionnelle à sa taille de plus en plus importante ?</strong></span></p> <p><span>MSF France, contrairement aux sections belge, suisse ou espagnole, n’a pas piloté de centre opérationnel. MSF me fait parfois penser à Gulliver empêtré, même si sa réactivité et ses capacités de déploiement sont citées en exemple (ce qui n’est pas le cas de l’OMS). Pour MSF France, c’est une autre histoire. D’un commun accord, on a évité de multiplier les centres de décision et une section a eu la responsabilité des opérations. La section française a soutenu, avec des moyens financiers et du personnel, les centres de traitement Ebola.</span></p> <p><span><strong>Comment MSF explique-t-il la baisse de la propagation du virus ?</strong></span></p> <p><span>On ne peut faire que des hypothèses. Le recul est confirmé, les centres de traitements sont quasi vides, mais on ne peut crier victoire car des foyers résiduels peuvent flamber au printemps. En tout cas, il est probable que les changements de comportement ont joué, je pense à la «no touch policy», ou à la modification des rites funéraires. Il est aussi possible que des porteurs sains aient acquis une immunité et permis de contenir l’épidémie, comme pour le choléra. Des enquêtes sont en cours pour éclaircir ce point. Quant à l’impact de l’intervention de la France, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, il est très limité, car ils sont intervenus tardivement, quand la décrue était entamée.</span><br /> <br /> <span>Recueilli par Christian Losson</span></p> </div> <section class="field field--name-comment field--type-comment field--label-above comment-wrapper"> <h2 class="title comment-form__title">Ajouter un commentaire</h2> <drupal-render-placeholder callback="comment.lazy_builders:renderForm" arguments="0=node&amp;1=3738&amp;2=comment&amp;3=comment" token="YYZC5x2bgXLlNkRSQejBZY5eC_4Aq1GZujAntkpuDzs"></drupal-render-placeholder> </section> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=3738&amp;2=reading_list" token="mreliML6wGeCT-RIFxQ0zelc_nKkunH8ssf0VAQMp3w"></drupal-render-placeholder><div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Rony Brauman, Rony Brauman : Ebola «Parfois, le traitement symptomatique a été négligé, voire oublié», 4 février 2015, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/rony-brauman-ebola-parfois-le-traitement-symptomatique-ete-neglige">https://www.msf-crash.org/fr/blog/medecine-et-sante-publique/rony-brauman-ebola-parfois-le-traitement-symptomatique-ete-neglige</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/fr/contribuer?to=3738" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Rony Brauman : Ebola «Parfois, le traitement symptomatique a été négligé, voire oublié»</span> Wed, 04 Feb 2015 01:00:00 +0000 babayaga 3738 at https://www.msf-crash.org Ebola: "Il y a un déficit d’outils de travail pour les médecins" https://www.msf-crash.org/fr/le-crash-dans-les-medias/ebola-il-y-un-deficit-doutils-de-travail-pour-les-medecins <div class="field field--name-field-source-media field--type-string field--label-hidden field__item">Le Monde</div> <span class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/fr/user/2" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Agnes</span></span> <span class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">jeu, 10/09/2014 - 02:00</span> <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-hidden field__item"><time datetime="2014-10-09T12:00:00Z" class="datetime">09/10/2014</time> </div> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/ebola" hreflang="fr">Ebola</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/epidemies" hreflang="fr">épidémies</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/traitement-experimental" hreflang="fr">traitement expérimental</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/traitement-symptomatique" hreflang="fr">traitement symptomatique</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/mesures-sanitaires" hreflang="fr">mesures sanitaires</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/medias" hreflang="fr">médias</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Jean-Hervé Bradol</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3222" role="article" about="/fr/jean-herve-bradol" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4265.jpg?itok=AmXSIDIp" width="180" height="230" alt="Jean-Hervé Bradol" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Jean-Hervé</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Bradol</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Médecin, diplômé de Médecine tropicale, de Médecine d'urgence et d'épidémiologie médicale. Il est parti pour la première fois en mission avec Médecins sans Frontières en 1989, entreprenant des missions longues en Ouganda, Somalie et Thaïlande. En 1994, il est entré au siège parisien comme responsable de programmes. Entre 1996 et 2000, il a été directeur de la communication, puis directeur des opérations. De mai 2000 à juin 2008, il a été président de la section française de Médecins sans Frontières. De 2000 à 2008, il a été membre du conseil d'administration de MSF USA et de MSF International. Il est l'auteur de plusieurs publications, dont "Innovations médicales en situations humanitaires" (L'Harmattan, 2009) et "Génocide et crimes de masse. L'expérience rwandaise de MSF 1982-1997" (CNRS Editions, 2016).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/jean-herve-bradol" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>Le 9 octobre 2014, le docteur Jean-Hervé Bradol était l'invité du Monde.fr pour discuter de la lutte contre l'épidémie d'Ebola</p> <p>Comment lutter contre l'épidémie d'Ebola alors que le virus continue de se propager à une vitesse alarmante en Afrique de l'Ouest. Selon Jean-Hervé Bradol, ancien président de Médecins sans frontières, « il y a un déficit d'outils de travail pour les médecins ». Celui qui dirige désormais le « think tank » de l'organisation recommande notamment une utilisation plus importante des traitements expérimentaux dans les zones touchées par l'épidémie. Entretien.</p> <div class="videodetector"><iframe frameborder="0" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x27lplm"></iframe><input class="remove-videodetector" type="button" value="Remove video" /></div> <p>&nbsp;</p> </div> <span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Ebola: &quot;Il y a un déficit d’outils de travail pour les médecins&quot;</span> Thu, 09 Oct 2014 00:00:00 +0000 Agnes 4142 at https://www.msf-crash.org Grippe : de l’incertitude à l’illusion https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-de-lincertitude-lillusion <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2009-07-29T12:00:00Z" class="datetime">29/07/2009</time> </div> </div> <span rel="schema:author" class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/fr/user/62" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Charlene-01</span></span> <span property="schema:dateCreated" content="2009-07-29T00:00:00+00:00" class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">mer, 07/29/2009 - 02:00</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/epidemies" property="schema:about" hreflang="fr">épidémies</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/grippe" property="schema:about" hreflang="fr">grippe</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/mesures-sanitaires" property="schema:about" hreflang="fr">mesures sanitaires</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/vaccination" property="schema:about" hreflang="fr">vaccination</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Jean-Hervé Bradol</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3222" role="article" about="/fr/jean-herve-bradol" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4265.jpg?itok=AmXSIDIp" width="180" height="230" alt="Jean-Hervé Bradol" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Jean-Hervé</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Bradol</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Médecin, diplômé de Médecine tropicale, de Médecine d'urgence et d'épidémiologie médicale. Il est parti pour la première fois en mission avec Médecins sans Frontières en 1989, entreprenant des missions longues en Ouganda, Somalie et Thaïlande. En 1994, il est entré au siège parisien comme responsable de programmes. Entre 1996 et 2000, il a été directeur de la communication, puis directeur des opérations. De mai 2000 à juin 2008, il a été président de la section française de Médecins sans Frontières. De 2000 à 2008, il a été membre du conseil d'administration de MSF USA et de MSF International. Il est l'auteur de plusieurs publications, dont "Innovations médicales en situations humanitaires" (L'Harmattan, 2009) et "Génocide et crimes de masse. L'expérience rwandaise de MSF 1982-1997" (CNRS Editions, 2016).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/jean-herve-bradol" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>Le terme de pandémie grippale correspond à la diffusion planétaire d'un nouveau virus contre lequel les défenses immunitaires sont faibles, voire inexistantes. Les mesures de protection individuelles et collectives (vaccin, médicaments, port de vêtements protecteurs, limitations des réunions, des déplacements et autres mesures) n'ont jamais été testées face à ce nouveau pathogène. En dépit des incertitudes, le souvenir toujours vivace du caractère catastrophique d'épisodes antérieurs, notamment la grippe espagnole de 1918/19, impose de planifier une réponse à la menace. Si l'épidémie de grippe A H1N1 s'étend, son ampleur est vraisemblablement sous-estimée du fait de son expression clinique souvent faible et la nécessité d une confirmation par un examen de laboratoire.</p> <p>Dans l'hémisphère nord, l'idée dominante est de retarder la diffusion du virus pour avoir le temps de disposer d'un vaccin à l'automne. Cela n'est pas acquis et une vaccination trop tardive perdrait son utilité. En attendant, cette idée conduit à rechercher, isoler et traiter les premiers malades pour qu'ils ne transmettent pas la maladie. La majorité des cas étant peu symptomatiques, l'exercice est sans doute médiatiquement rassurant à défaut d'être médicalement convaincant. Ne serait-il pas préférable au contraire que le virus se transmette avant qu'il ne devienne plus virulent ? Les autorités sanitaires s'opposent à cette idée, soulignant le danger d'un virus tuant aujourd'hui un peu plus de quatre personnes pour mille cas. Pourtant, pour les raisons évoquées plus haut, la proportion mentionnée de décès repose sur une sous- estimation du nombre total de cas, produisant ainsi une surestimation de la létalité actuelle. L'autre argument employé est le rappel de l'obligation, dans l'intérêt d'autrui, de ne pas favoriser la transmission de la maladie alors qu'elle est encore bénigne. En réalité, la diffusion du virus est déjà très rapide et les initiatives individuelles pour le contracter aujourd'hui sont peu susceptibles d'amplifier globalement sa diffusion. De même, l'intérêt d'administrer des antiviraux à un malade et à son entourage est remis en question par la vitesse de propagation du virus. Les autorités sanitaires britanniques prévoient 100 000 nouveaux cas par jour au cours du mois d'août. En dehors des cas cliniques graves, la prescription d'antiviraux vise davantage et de manière peu réaliste à retarder l'épidémie qu à soigner l'individu qui subira, en revanche, d'éventuels effets secondaires. De plus, la prescription peu justifiée d'antiviraux en monothérapie risque de favoriser l'apparition de souches résistantes. En réalité, cette politique sanitaire influencée par des modélisations mathématiques conserve de trop nombreuses inconnues pour garantir que nous soyons capables de modifier rapidement le cours de la circulation du virus.</p> <p>Classiquement, la réaction aux épidémies déclarées repose sur deux axes qui sont fonction du profil épidémiologique de la maladie et des moyens disponibles. Le premier type de mesures vise, par l'action préventive, à limiter le nombre total de cas ou de cas graves. Cela suppose d'intervenir rapidement après la confirmation de l'existence d'une épidémie et avant qu'elle atteigne son pic. Cela s illustre aujourd'hui par l'isolement temporaire des malades, l'administration d'antiviraux pour limiter la transmission et la préparation d'une vaccination de masse à l'automne. Le deuxième type de mesures consiste à identifier les cas graves et à les traiter. En résumé, l'ambition de réduire le nombre de morts repose sur deux types de mesures avec lesquelles les institutions de santé publique françaises sont peu familières : vacciner à condition que le vaccin soit disponible à temps plusieurs dizaines de millions de personnes en un temps court et traiter, en dehors des murs de l'hôpital, un grand nombre de malades sévèrement atteints. Réussir une telle entreprise demande une intense préparation pour homogénéiser et synchroniser les pratiques d'une multitude de professionnels. L'action des infirmiers et médecins exerçant hors institutions, en libéral, sera déterminante si le virus acquiert une plus grande virulence et provoque un nombre de cas graves qui dépasse les capacités d'accueil des hôpitaux. Le risque est que d'illusoires tentatives de retarder la progression de l'épidémie ne détournent les énergies des mesures à prendre pour organiser le traitement d'un grand nombre de malades. Intervenant sur une large variété d épidémies depuis plusieurs décennies, l'expérience de Médecins Sans Frontières souligne également cette appréhension, quand l'espoir d'influer sur le cours d'une épidémie éclipse les efforts requis pour diminuer la létalité, en sous-estimant la bonne prise en charge thérapeutique des malades.</p> <p>Le risque existe enfin de voir les Etats prendre un ensemble de mesures limitant les libertés publiques (circulation et réunion des individus), instaurant des discriminations entre individus et populations sans que la pertinence de ces décisions puisse être sérieusement discutée. La seule certitude existante est le décalage entre les ressources disponibles et la demande potentielle. Qui aura le privilège d'être vacciné à temps, d'avoir accès aux soins curatifs? Il faut ajouter que les mesures considérées représentent en elles-mêmes un énorme enjeu économique. Il faut enfin mieux comprendre qui sera privilégié (ou négligé) et qui sera enrichi (ou ruiné) dans cette entreprise inédite, extrêmement ambitieuse et aux résultats hypothétiques. La situation mérite un débat public qui restitue la part d'incertitude et rende plus explicites les conséquences humaines et économiques des différents choix possibles.</p> <p>&nbsp;</p> </div> <div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Jean-Hervé Bradol, Grippe : de l’incertitude à l’illusion, 29 juillet 2009, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-de-lincertitude-lillusion">https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-de-lincertitude-lillusion</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/fr/contribuer?to=3950" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=3950&amp;2=reading_list" token="bflKC4nt5LOcjr6QXPxA0KR6hSC51avJVbWbdM4vJRw"></drupal-render-placeholder><span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Grippe : de l’incertitude à l’illusion</span> Wed, 29 Jul 2009 00:00:00 +0000 Charlene-01 3950 at https://www.msf-crash.org Grippe aviaire, grippe politique https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-aviaire-grippe-politique <div class="field field--name-field-publish-date field--type-datetime field--label-inline"> <div class="field__label">Date de publication</div> <div class="field__item"><time datetime="2005-11-01T12:00:00Z" class="datetime">01/11/2005</time> </div> </div> <span rel="schema:author" class="field field--name-uid field--type-entity-reference field--label-hidden"><span lang="" about="/fr/user/65" typeof="schema:Person" property="schema:name" datatype="">Jason-04</span></span> <span property="schema:dateCreated" content="2005-11-01T01:00:00+00:00" class="field field--name-created field--type-created field--label-hidden">mar, 11/01/2005 - 02:00</span> <div class="field field--name-field-tags field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/grippe" property="schema:about" hreflang="fr">grippe</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/epidemies" property="schema:about" hreflang="fr">épidémies</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/recherche" property="schema:about" hreflang="fr">recherche</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/mesures-sanitaires" property="schema:about" hreflang="fr">mesures sanitaires</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/cholera" property="schema:about" hreflang="fr">choléra</a></div> <div class="field__item"><a href="/fr/tags/sida" property="schema:about" hreflang="fr">SIDA</a></div> </div> <details class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper"> <summary role="button" aria-expanded="false" aria-pressed="false">Rony Brauman</summary><div class="details-wrapper"> <div class="field--type-entity-person js-form-wrapper form-wrapper field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items"> <div class="field__item"> <article data-history-node-id="3221" role="article" about="/fr/rony-brauman" class="node node--type-person node--view-mode-embed"> <div class="node__content"> <div class="group-person-profil"> <div class="group-person-image-profil"> <div class="field field--name-field-image field--type-image field--label-hidden field__item"> <img src="/sites/default/files/styles/profile_image/public/2017-04/DSCF4256.jpg?itok=nCrBsaSM" width="180" height="230" alt="Rony Brauman" typeof="foaf:Image" class="image-style-profile-image" /> </div> </div> <div class="group-person-content"> <div class="group-person-firstname-lastname"> <div class="field field--name-field-firstname field--type-string field--label-hidden field__item">Rony</div> <div class="field field--name-field-lastname field--type-string field--label-hidden field__item">Brauman</div> </div> <div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Médecin, diplômé de médecine tropicale et épidémiologie. Engagé dans l'action humanitaire depuis 1977, il a effectué de nombreuses missions, principalement dans le contexte de déplacements de populations et de conflits armés. Président de Médecins Sans Frontières de 1982 à 1994, il enseigne au Humanitarian and Conflict Response Institute (HCRI) et il est chroniqueur à Alternatives Economiques. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles, dont "Guerre humanitaires ? Mensonges et Intox" (Textuel, 2018),"La Médecine Humanitaire" (PUF, 2010), "Penser dans l'urgence" (Editions du Seuil, 2006) et "Utopies Sanitaires" (Editions Le Pommier, 2000).</p> </div> <div class="same-author-link"><a href="/fr/rony-brauman" class="button">Du même auteur</a> </div> </div> </div> </article> </div> </div> </div> </details> <div class="clearfix text-formatted field field--name-field-body field--type-text-long field--label-hidden field__item"><p>L’épidémie de grippe aviaire pourrait tuer de 5 à 150 millions de personnes dans le monde, selon les déclarations d’un responsable de l’OMS. Sachant qu’il s’agit de celui qui avait « prévu » le doublement du nombre de victimes du tsunami par des épidémies, on est en droit de se demander d’où proviennent ces chiffres. Selon le modèle mathématique adopté, les calculs donnent des fourchettes d’estimation variant de 1 à 100 et l’on se souvient que la « vache folle » devait tuer, selon certains experts, 500.000 personnes en 2005.</p> <p>A ce jour toutefois, le virus de la grippe aviaire est à l’origine d’environ 120 cas d’atteinte humaine et d’une soixantaine de décès depuis 2003. Toutes les personnes infectées ont contracté la maladie par contact rapproché avec des volailles infectées et aucun cas de transmission inter- humaine n’a été rapporté. La transformation en épidémie humaine peut survenir si un homme est successivement infecté par un virus grippal humain et un virus aviaire. Les deux souches virales peuvent alors se « mélanger. » Le nouveau virus issu de ces recombinaisons génétiques aurait la virulence de la grippe aviaire et la contagiosité de la grippe humaine. Le problème est bien réel, donc, mais l’affolement créé par ces « prévisions » hasardeuses produit plus de précipitation que d’efficacité.</p> <p>Les données épidémiologiques actuelles ne permettent pas de prévoir quand surviendra cette épidémie ni l’ampleur qu’elle prendra. Elles indiquent qu’il est hautement probable qu’une transmission inter-humaine surviendra à un moment ou un autre, dans un mois ou dans dix ans, et qu’elle entraînera une mortalité élevée. Autre caractéristique, qui accroît la difficulté de contrôle, cette maladie débute sous une forme banale, que rien ne différencie d’une grippe.</p> <p>Selon une étude de l’Inserm, les premières mesures de lutte contre une épidémie naissante sont d’abord l’identification rapide du virus, avant qu’il n’ait atteint plus de 40 personnes, suivi simultanément du traitement préventif de la population dans un rayon de 10 kilomètres autour du premier cas identifié ainsi que de restrictions de contacts (isolement d’élevages, port de masques, fermeture d’écoles et lieux de culte, interdiction de réunions de masse, réduction de déplacements etc.) Le vaccin ne pourra être fabriqué qu’à partir du moment où l’épidémie apparaîtra et où le virus en cause sera identifié.</p> <p>Les progrès accomplis dans le domaine du sida montrent que les capacités de réponse scientifique existent mais chacun sait que la thérapeutique n’est qu’un élément dans le dispositif de soins. L’efficacité de la stratégie d’endiguement dépend du recensement des cas cliniques observés, de la vitesse avec laquelle les mesures de confinement seront prises et les médicaments seront administrés, ce qui implique un certain niveau de confiance des populations envers les autorités de leurs pays. Il s’agit d’une condition essentielle pour recueillir des indications pertinentes et diffuser des informations crédibles.</p> <p>Le pays dans lequel éclatera l’épidémie est donc un paramètre important de la réaction, le comportement récent des autorités chinoises face au Sras étant un contre-exemple à cet égard. Par ailleurs, la nécessaire fabrication de copies génériques du Tamiflu<span> </span>relancera la question essentielle des médicaments génériques et l’on peut parier que les pays occidentaux seront plus volontaristes dans ce cas que pour les médicaments à destination de pays du tiers-monde.</p> <p>La recherche fondamentale et appliquée (pour autant que cette distinction ait encore un sens), les politiques de justice sociale sont clairement des impératifs de sécurité sanitaire qui s’imposent à tous les niveaux de la puissance publique. De même que le choléra fut à l’origine de la première règlementation sanitaire internationale en 1853, les épidémies émergentes doivent être un accélérateur de la coopération internationale car c’est à l’échelle planétaire que doit se traiter un tel problème. Appelons cela principe de précaution ou principe de responsabilité, la réponse aux épidémies est désormais une affaire politique de première importance.</p> <p class="text-align-center"><a href="https://www.alternatives-economiques.fr/rony-brauman/grippe-aviaire-grippe-politique/00069673" target="_blank"><strong>LIRE CET ARTICLE SUR LE SITE D'ALTERNATIVES ECONOMIQUES</strong></a></p> </div> <div class="citation-container"> <div class="field--name-field-citation"> <p> <span>Pour citer ce contenu :</span> <br> Rony Brauman, Grippe aviaire, grippe politique, 1 novembre 2005, URL : <a href="https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-aviaire-grippe-politique">https://www.msf-crash.org/fr/publications/medecine-et-sante-publique/grippe-aviaire-grippe-politique</a> </p> </div> </div> <div class="contribution-container"> <div class="field--name-field-contribution"> <p> <span>Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article,</span> vous pouvez nous retrouver sur Twitter ou directement sur notre site. </p> <a href="/fr/contribuer?to=3869" class="button">Contribuer</a> </div> </div> <drupal-render-placeholder callback="flag.link_builder:build" arguments="0=node&amp;1=3869&amp;2=reading_list" token="HeMw6gbNGDZB_MuLxaE03hz5B5HvJAzJCqRd63xd-34"></drupal-render-placeholder><span class="field field--name-title field--type-string field--label-above">Grippe aviaire, grippe politique</span> Tue, 01 Nov 2005 01:00:00 +0000 Jason-04 3869 at https://www.msf-crash.org