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Justine Brabant "Qu’on nous laisse combattre et la guerre finira. Avec les combattants du Kivu"

Michaël Neuman
Michaël
Neuman

Directeur d'études au Crash depuis 2010, Michaël Neuman est diplômé d'Histoire contemporaine et de Relations Internationales (Université Paris-I). Il s'est engagé auprès de Médecins sans Frontières en 1999 et a alterné missions sur le terrain (Balkans, Soudan, Caucase, Afrique de l'Ouest notamment) et postes au siège (à New York ainsi qu'à Paris en tant qu'adjoint responsable de programmes). Il a également participé à des projets d'analyses politiques sur les questions d'immigration. Il a été membre des conseils d'administration des sections française et étatsunienne de 2008 à 2010. Il a codirigé "Agir à tout prix? Négociations humanitaires, l'expérience de MSF" (La Découverte, 2011) et "Secourir sans périr. La sécurité humanitaire à l'ère de la gestion des risques" (CNRS Editions, 2016).

Justine
Brabant

Journaliste, chercheuse indépendante sur la République démocratique du Congo. Auteure du livre "Qu'on nous laisse combattre et la guerre finira. Avec les combattants du Kivu" (Editions La Découverte). 

Justine Brabant est chercheuse et journaliste. Depuis plusieurs années, elle parcourt les territoires de la République Démocratique du Congo, principalement à l'Est du pays, pour un travail de recherche sur les combattants des guerres des Kivus. Elle est venue parler de son livre, récemment paru aux Éditions de la Découverte, "Qu'on nous laisse combattre et la guerre finira. Avec les combattants du Kivu" lors d'une conférence du CRASH, organisée le 27 juin 2016.

Elle a notamment publié une enquête sur la perception des ONG par les groupes combattants (avec Christoph Vogel), pour INSO. Son livre "Qu'on nous laisse combattre et la guerre finira. Avec les combattants du Kivu" décrit les rencontres de l'auteure avec ceux-là même qui, depuis 20 ans pour certains, font la guerre au Congo. Elle offre ainsi une ethnographie originale, à la recherche des logiques de violences et dépasse ainsi les récits tout faits sur "les guerres barbares", "le coeur des ténèbres", "la violence aveugle" ou "l'accaparement des ressources". Mais les travaux de Justine Brabant décrivent également à quel point les frontières se brouillent parfois entre civils et combattants, combattants et humanitaires.

Son récit illustre une façon de se confronter au quotidien du Congo qui nous est inaccessible et il permet, en restituant la dimension singulière de chaque combattant, de mieux comprendre les enjeux politiques et sociaux en cours.