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Claudine Vidal

MSF-Crash Scientific Committee

Sociologue, elle a effectué des recherches principalement au Rwanda (de l'histoire précoloniale au génocide des Rwandais tutsis en 1994) et en Côte d'Ivoire (histoire et sociologie de l'urbanisation dans le cas d'Abidjan). Ces recherches ont été effectuées dans le cadre du Centre d'Études africaines de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a collaboré avec des membres de MSF à l'occasion de diverses publications depuis 1995 et participe régulièrement aux réflexions et travaux du CRASH.

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Rwanda
Article

Rwanda : Judi Rever et la recherche à tout prix d’un deuxième génocide

L’ouvrage de Judi Rever, In Praise of Blood, récemment paru, a gagné très rapidement une audience internationale. Il consiste en une double mise en accusation : celle du Front patriotique rwandais (FPR) et de son chef, Paul Kagame, mais aussi celle des États et des institutions internationales, qui ont contribué à ce que les crimes commis par le FPR contre des civils hutus depuis 1990 demeurent impunis. L’ouvrage de Judi Rever ne s’en tient pas à la seule investigation, il est conçu comme un réquisitoire au sens juridique du terme : la description des massacres est conduite de façon à établir la qualification de génocide. Et c’est justement cette articulation entre enquêtes et preuves à finalité judiciaire qui, à notre sens pose un problème.

Des Rwandais déplacés, près de la frontière avec la RDC (Zaire), décembre 1994
Tribune

Rwanda: les idiots utiles de Kagame

Cette tribune a été publiée dans le journal Marianne, le 28 janvier 2012. Les découvertes du juge Trevisic ont relancé la polémique sur le Rwanda, une partie de la presse exonérant Kagame de ses responsabilités passées et présentes. Rony Brauman, Jean-Hervé Bradol et Claudine Vidal tentent de mettre en lumière les véritables enjeux du génocide rwandais.

Un enfant fait la queue pour avoir de l'eau
Article

Rwanda, politique de terreur, privilège d’impunité

Bien que responsable de crimes de masse, le FPR de Paul Kagamé est indemne de toute critique politique. Les auteurs mettent en question les ONG et organisations internationales qui s'associent,  au prétexte du devoir de mémoire, à un ressassement du passé faisant écran aux violences actuelles.