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Sur le vif
Guerre et Humanitaire

Comment aider les victimes de guerre sans devenir la proie ou l’auxiliaire de leurs persécuteurs ?

Les acteurs humanitaires entretiennent des relations ambigües avec la violence de guerre. Cherchant à en atténuer la rigueur, ils participent à des degrés divers à sa production, tout en étant susceptible d’être frappés par elle. Les études réunies ici s’interrogent sur la façon dont les humanitaires cherchent à « humaniser » la guerre et à faire face aux risques d’être victimes ou complices des auteurs de violence.

Rony Brauman
Article de blog

Rony Brauman: « Les interventions militaires françaises créent des rentes sécuritaires en Afrique »

Rony Brauman porte un regard critique sur « les guerres humanitaires » et plaide pour des solutions politiques pouvant inclure les islamistes. Il a récemment publié « Guerres humanitaires ? Mensonges et intox » (Textuel, 2018). Interview publiée le 03 juillet 2018 dans l'Opinion. 

Devastation in Aden - July 2015
Article de blog

Demain la guerre ? Avec Bertrand Badie

Demain la guerre ? Bertrand Badie se dit pessimiste tant nous sommes dans une situation de tension extrême. La conflictualité moderne se définit par son caractère incertain, composite et hétéroclite, permanent, car sans vainqueur, ni vaincu. Elle peut être comprise de manière verticale comme « empilement de logiques conflictuelles » et de manière horizontale comme « agrégat de logiques de coalition ». Bertrand Badie explique qu’un conflit est vraiment dangereux lorsqu’il superpose plusieurs types de logiques conflictuelles et plusieurs logiques d’alliances, rendant ainsi quasiment impossible la réalisation d’un compromis. Nous pouvons distinguer actuellement cinq strates de conflictualités, un niveau jamais atteint pour ce spécialiste des relations internationales.

13 avril 1994. Réfugiés rwandais à la frontière entre le Burundi et le Rwanda
Article de blog

L’histoire, le droit et la politique face aux génocides

La parution du livre de la journaliste Judi Rever, In Praise of Blood, consacré aux violences commises par la rébellion armée du Front patriotique rwandais (FPR), a relancé les discussions au sujet de l’existence d’un « double génocide ». L’un commis contre les Tutsis sous la direction du gouvernement intérimaire du Rwanda qui prend le pouvoir en avril 1994, après l’assassinat du président Habyarimana. L’autre commis contre les Hutus par le FPR qui s’empare du pouvoir en juillet 1994. Autant la réalité du génocide des Rwandais tutsis prête peu à controverses dans le monde des études rwandaises, autant l’évocation de celui qui aurait frappé les Hutus déclenche des polémiques aussi violentes que confuses. A l’origine de cette confusion, les différentes définitions d’un terme utilisé par au moins trois disciplines : l’histoire, le droit et la politique.

Vue de l'intérieur de l'hôpital MSF à Kunduz, après son bombardement, octobre 2015
Article de blog

Guerres humanitaires? Mensonges et intox - Entretien avec Rony Brauman

Rony Brauman vient de faire paraître « Guerres humanitaires ? Mensonges et intox ». Rédigé sous forme d’entretiens avec Régis Meyran, ce livre revient sur plusieurs interventions armées récentes qui ont en commun d’être placées sous le signe du sauvetage. De la Somalie à la Libye en passant par le Kosovo, l’Afghanistan et l’Irak, R. Brauman revient sur les raisons avancées pour justifier ces guerres et il en détaille les mensonges.